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Témoignages

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06.02.2020

Mélanie

Melanie

Ça a commencé rough ma vie… J'ai fait ma première dépression à l'âge de 10 ans environ. Je voyais tout en noir, sans savoir vraiment ce qui se passait. À l’adolescence, j’avais déjà un lourd bagage, mais j’ai toujours été fonceuse malgré tout. Je m’encourageais dans les moments difficiles, il y avait cette voix à l’intérieur de moi qui me disait ‘’Lâche pas Mel’’. À 17 ans, lors de ma première rupture amoureuse, je suis allée consulter au CLSC. Je devais faire le point et comprendre certains comportements dus à l'enfance que j'avais eue, plus précisément la relation avec mon père. À l’époque, j’ai commencé une psychothérapie avec un travailleur social. Ça a été une délivrance pour moi.

Puis, à 36 ans, j’ai fait une grosse dépression. Je travaillais beaucoup, c'était une période très occupée et plusieurs évènements difficiles se sont enchainés en peu de temps. À mon retour de voyage de noces, mon chien est décédé, ça a été le plus gros deuil de ma vie. J’ai commencé des traitements de fertilité avec mon mari et peu de temps après, il a commencé à avoir des problèmes de santé. Là, je ne l’avais plus à l’intérieur de moi cette petite voix qui disait ‘’T’es faite forte’’. Au Royal Victoria où j’étais suivie en fertilité, on m’a suggéré de prendre un arrêt de travail, ce que j’ai fait. Petit à petit, j’ai recommencé à mettre le nez dehors… Juste sortir c’était exigeant pour moi. J’avais tellement pas d’énergie que mon chum me lavait les cheveux. J’étais toujours en pyjama. Je ne me reconnaissais plus.

J’ai consulté une psychologue et pris de la médication. J’ai finalement réussi à remonter la pente. Puis, je suis tombée enceinte de jumelles à la quatrième insémination. C’était tellement un moment émouvant. Mais en même temps, je me remettais en question… ‘’Est-ce que c’est égoïste de vouloir des enfants?’’, ‘’Est-ce que je vais être une bonne mère?’’. Quand elles sont nées, c’est allé tout seul, mon instinct maternel a pris le dessus. Avec mon conjoint, on se soutient énormément, on est une bonne équipe. Je suis tellement fière de ma famille. La médication et les suivis psychologiques m’ont énormément aidée, mais je dirais qu’avoir des enfants a vraiment été un élément clé dans mon processus de guérison.

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