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Témoignages

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20.04.2021

Véronique

Véronique

J’ai vécu une deuxième grossesse assez difficile. J’avais déjà fait une fausse couche avant la naissance de mon premier garçon et j’avais peur que ça m’arrive à nouveau. J’ai vécu toutes sortes d’événements au fil de la grossesse, dont deux pneumonies. Peu de temps après, à 32 semaines, j’ai perdu mes eaux. J’ai dû être hospitalisée pendant un mois, jusqu’à ce que j’accouche. J’ai beaucoup pleuré dans les premiers jours…C’était difficile parce que je ne pouvais pas être avec mon autre fils pendant ce temps-là...Il y a eu des complications à l'accouchement et j'ai eu une césarienne d'urgence. Mon fils a été amené dans un autre hôpital aux soins intensifs. J'ai seulement pu le prendre dans mes bras quand il avait 5 jours… J'ai vécu beaucoup de culpabilité pendant cette épreuve, parce que j'avais l'impression de devoir choisir entre mes deux enfants.

Le premier mois de sa vie, il prenait peu de poids et ça a été un gros stress. Une fois qu’il allait mieux, je suis allée consulter une psychologue. J’avais voulu le faire après ma première grossesse, mais je ne savais pas que c’était possible d’aller aux séances en compagnie de mon bébé, ce qui est moins stressant côté logistique. Tenir mon bébé dans mes bras pendant les séances m’a aidé à donner un sens à ce que j’avais vécu. La psychologue m'a aidée à relativiser et à me déculpabiliser. J'ai réalisé que je me comparais beaucoup avec les autres mères autour de moi. J'ai aussi écrit dans un journal et ça m'a fait du bien.

Aujourd'hui, mon fils a un an et demi et il va bien, mais il a un retard moteur global et un léger retard de langage. Il ne marche pas encore et c’est comme si j’ai encore de la misère à imaginer qu’il va réussir à franchir certaines étapes du développement. Mais je me sens plus en confiance qu'avant ; je sens que ça peut bien aller pour lui aussi, même s’il y a toujours une part d’incertitude dans la vie…J’avais envie de raconter mon histoire parce que je trouve qu'on ne dit pas assez que c'est possible d'aller consulter pendant la grossesse ou après l'accouchement, même en y allant avec son bébé, et qu’on n’a pas besoin d’être en dépression pour aller voir une psychologue...

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