Artboard Created with Sketch.

Témoignages

875882219484203

16.07.2020

Marie-Eve

Marie eve Bertrand

Vers 14 ans, j’ai commencé à faire des crises de panique sévères. Le déclencheur a été une surdose de pot qui avait probablement été mélangé avec des produits chimiques, mais il y avait aussi une accumulation de souffrance dû à des traumatismes en lien avec la violence psychologique et physique dont j'ai été témoin dans mon enfance. Ça a pris plusieurs mois avant que je sois prise en charge. J’ai finalement rencontré un psychiatre qui m’a expliqué ce qu’est une attaque de panique et ça m’a vraiment fait du bien. J’ai continué à vivre beaucoup d’anxiété, mais j’étais fonctionnelle et j’avais une soif de vivre qui me permettait de continuer à profiter de la vie. À la moitié de mon bac en design graphique, mon anxiété s’est aggravée. J’étais beaucoup dans la recherche de contrôle et je ne me sentais pas à ma place. J’ai fini mon bac avec de bonnes notes, mais intérieurement ça ne fonctionnait pas. J’ai trouvé un bon emploi dans mon domaine et j’ai commencé à m’entrainer vraiment beaucoup, c’était ma façon de geler mon anxiété.


À 26 ans, j’ai frappé un mur. J’ai fait un épuisement physique et psychologique. J’avais mal au corps, partout. C’est là que j’ai commencé à faire de la méditation avec un CD de Nicole Bordeleau. Ça a transformé ma vie. Ça me faisait tellement de bien d’apprendre à accueillir mes émotions. J’ai accepté que le travail de bureau ne m’allait pas et c’est là que j’ai pu faire la transition vers un emploi qui répondait davantage à mes besoins. J’ai fondé ma petite entreprise (POP Spirit).

Puis, dans ma trentaine, j’ai vécu d’autres épreuves. À 33 ans, je me suis fait avorter. Ça m’a ouvert les yeux par rapport aux préjugés que je portais face à l’avortement. C’est comme si c’était correct pour les autres, mais pas pour moi. J’ai mis des mois avant de consulter en raison de la honte. Ça m’a pris un an à m’en remettre. Cette épreuve m’a permis de comprendre que je ne désirais pas d’enfant. Ce n’est pas facile d’accepter ça dans notre société. Je pense qu’il reste encore des préjugés envers les femmes qui ne veulent pas d’enfant.

Un de mes objectifs est de transcender ces épreuves pour me rapprocher de ma nature profonde et m’ouvrir encore plus au monde. En vieillissant, j’arrive à être davantage dans la bienveillance et l’acceptation de moi-même et des autres… mais c’est certain qu’on n’arrive jamais au bout de ça. J’apprends à naviguer à travers cela et à me construire un quai de plus en plus solide auquel s’amarrer lors des tempêtes de la vie.

  • POP Spirit

    Depuis 2010 POP Spirit promeut sa mission de Partage, d'Ouverture et de Plaisir (POP) par le biais d’escapades, de voyages, de cours, d’ateliers et de formations – sur terre comme sur l’eau! #TrouveTonÉquilibre

Vous avez aimé ?

  • Afficher les commentaires